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<title>all-zebest - sejours_au_japon_12288_26085_26412_</title>
<description>Les petits riens d'un écrivain expatrié</description>
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<lastBuildDate>Thu, 24 Dec 2009 08:59:42 +0100</lastBuildDate>
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<title>Allez, dégagez-moi ça d'là ! 青山霊園について</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (A.Z.)</author>
<category>2009 au fil de la plume 日記</category>
<category>Séjours au Japon&amp;#12288;&amp;#26085;&amp;#26412;</category>
<pubDate>Sun, 13 Dec 2009 12:24:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;Récemment, je suis allé faire une petite marche dans le centre géographique de Tôkyô, plutôt tranquille, où se situe le cimetierre d'Aoyama, 260 000 m2, le Père Lachaise japonais, en plus riant peut-être mais un poil moins prestigieux, où reposent des membres de l'élite de la ville et du pays. L'emplacement, pour une durée strictement limitée, est hors de prix. On y trouve notamment la plupart des hommes politiques de la Resatauration de Meiji (par ex. OOKUBO Toshimichi), des fondateurs d'entreprise, des généraux, des écrivains (ex. KUNIKIDA Doppo)... Et un &lt;a href=&quot;http://www.enjoytokyo.jp/id/nishiazb/148310.html&quot;&gt;minuscule carré réservé aux Occidentaux&lt;/a&gt; (appelés ici&amp;nbsp;&lt;i&gt;gaijin&lt;/i&gt; 外人 avec une nuance de mépris, le terme neutre étant &lt;i&gt;gaikokujin&lt;/i&gt; 外国人). Parmi eux, des missionnaires, des&amp;nbsp;diplomates, des interprètes, et surtout des inconnus. Certains sont là depuis la fin du XIXe siècle. Au détour d'une allée, je suis tombé sur la tombe d'un Suisse dont le nom avait été transcrit n'importe comment en japonais. A côté était placardé un papier rédigé en style administratif et enjoignant à la famille de se manifester pour renouveler la concession dans les quinze jours, sous peine de voir la tombe réaffectée par les autorités. Qui sait si le pauvre défunt a encore de la famille. Si c'est le cas, la probabilité qu'elle vive au Japon est mince, et si elle vit en Suisse, qu'elle passe voir la tombe au Japon à ce moment-là est encore plus rare. Quelle tristesse que d'imaginer le pauvre&amp;nbsp;squelette&amp;nbsp;de celui qui fut probablement un amoureux du Japon être jeté à la fosse commune, voire pire, dans une décharge publique ou incinéré avec des ordures ménagères triées comme combustibles (rejets ménagers, mouchoirs sales, poussière et autre vomissures). J'ajoute que quelqu'un, surpris comme moi de la transcription&amp;nbsp;fantaisiste&amp;nbsp;du nom, l'avait corrigé au stylo bille sur la sèche affiche.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pas étonnant de voir de plus en plus de Japonais&amp;nbsp;acquérir&amp;nbsp;des tombes à la campagne, où les baux&amp;nbsp;emphytéotiques&amp;nbsp;sont déjà possibles, et ensuite bien moins chers que dans la région de la&amp;nbsp;capitale. Malgré la double tradition de l'inhumation (plus ancienne) et de la crémation (amenée par le bouddhisme et favorisée à Tôkyô à cause du manque de place), il semblerait que de plus en plus de gens aspirent à se faire enterrer plutôt qu'incinérer. Personnellement, je crois que servir de nourriture aux petites bêtes de la terre et reposer à la campagne au côté de mon grand père ne serait pas si déplaisant, dans l'idée.&lt;/p&gt;
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<title>Wikipédia et le traitement de défaveur qu'il réserve au Japon</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (A.Z.)</author>
<category>2009 au fil de la plume 日記</category>
<category>Séjours au Japon&amp;#12288;&amp;#26085;&amp;#26412;</category>
<pubDate>Tue, 24 Nov 2009 12:39:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;Je suis un partisan des logiciels libres et des projets collectifs&amp;nbsp;auxquels&amp;nbsp;chacun peut participer, et Wikipédia en faisait partie. J'y ai moi-même contribué avec mes grains de sables en y postant quelques articles sur le Japon dont le fond n'a jamais été changé jusqu'à présent. En revanche, la forme en a été modifiée par des personnes qui manifestement n'ont pas la connaissance sérieuse de la matière, &amp;nbsp;se pliant d'ailleurs à une sorte de &quot;coutume&quot; étrange&amp;nbsp;propre&amp;nbsp;à Wikipédia concernant le &lt;i&gt;seul&lt;/i&gt; Japon. Je m'explique en citant les deux points qui m'apparaissent les plus importants :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1/ &lt;strong&gt;l'ordre occidental est adopté pour les noms de personnes japonaises&lt;/strong&gt;, à savoir prénom (ou plutôt &quot;nom personnel&quot;)-nom de famille alors qu'en japonais, c'est l'inverse. C'est l'usage dans la presse et les fanzines. Je comprend que la presse ait ses usages destinés à ratisser large, notamment en faisant fonctionner &quot;à la française&quot;, puisque le texte est en français, des noms étrangers. On peut le critiquer, mais c'est son droit le plus absolu. En revanche, dans un ouvrage qui se veut encyclopédique et scientifique, les noms apparaissent dans l'ordre de leur langue d'origine, ce qui permet notamment deux choses : premièrement éviter toute&amp;nbsp;ambiguïté&amp;nbsp;lorsque l'on parle de quelqu'un avec un Japonais ou un étranger connaissant la question et secondement, conserver les particules nobiliaires qui ont tendance à sauter lorsque le nom est mis dans l'ordre occidental. Ainsi MINAMOTO &lt;i&gt;no&lt;/i&gt; Yoritomo et non Yoritomo Minamoto. J'ai même dû me battre à coups d'effaceur virtuel pour faire cesser la coutume consistant à écrire ce mêmes noms japonais, toujours dans l'ordre occidental, mais cette fois en langue japonaise même, ce qui constitue cette fois une faute linguistique ! Ainsi par exemple ai-je dû rétablir 源頼朝　à la place du fautif 頼朝源. Cette fois, mes corrections n'ont pas été effacées.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je remarque à cet égard que le Japon, qui partage l'usage de mettre le nom de famille en premier avec la Chine, la Corée et le Vietnam notamment, est, curieusement, le seul à être traité différemment. Ainsi dans Wikipédia, on parle bien de MAO Zedong et non de Zedong Mao, pour le Vietnam on parle bien de HÔ Chi Minh et non de Chi Minh Hô, pour la Corée de&amp;nbsp;LEE Myung-bak (LI Myongbak) et non Myung-bak Lee. Or, curieusement, et sans que personne n'en donne la raison&amp;nbsp;scientifique, le Japon se trouve traité différemment. Pourquoi ? Mais pourquoi ? Par quelle espèce d'amateurisme les règles propres au monde des&amp;nbsp;fanzines&amp;nbsp;se trouvent-elles avoir force de loi sur une plateforme qui se veut encyclopédique, donc sérieuse. En d'autres termes : &lt;strong&gt;Pourquoi Wikipédia traite-t-il le Japon à part (je n'ose dire : &quot;pratique une discrimination à son égard&quot;)&lt;/strong&gt;, se permettant même de corriger, dans le mauvais sens, ceux qui comme moi ne cherchent que la neutralité la plus scientifique ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;2/ &lt;strong&gt;La traduction de -&lt;/strong&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;ken&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt; &lt;strong&gt;県 (&lt;a href=&quot;http://dictionnaire.sensagent.com/d%C3%A9partement/fr-fr/&quot;&gt;département&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;) par &quot;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Pr%C3%A9fectures_du_Japon&quot;&gt;préfecture&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&quot;&lt;/strong&gt;. Dans Littré, on peut lire à l'article &quot;préfecture&quot; :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;definition&quot;&gt;&lt;span class=&quot;wording&quot;&gt;&quot;Division administrative dans plusieurs contrées. La Suède est partagée en vingt-quatre préfectures.&amp;nbsp;&lt;span class=&quot;num&quot;&gt;4.&lt;/span&gt; &lt;span class=&quot;wording&quot;&gt;En France, fonction de l'administrateur appelé préfet. (...) Bureaux, hôtel du préfet. Aller à la préfecture.&quot;&lt;br /&gt; Comment se fait-il que l'usage étranger (suédois dans notre exemple) prime sur l'usage français parlant de &quot;département&quot; alors qu'il s'agit d'une traduction&lt;/span&gt; &lt;span class=&quot;wording&quot;&gt;&lt;i&gt;dans notre langue&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class=&quot;wording&quot;&gt;?! Qu'on vienne me dire qu'il ne s'agit pas d'une traduction littérale (que dis-je ? d'une&amp;nbsp;translittération !&amp;nbsp;) de l'anglais &lt;i&gt;prefecture&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;definition&quot;&gt;Tout cela est d'autant plus affligeant que ce sont ces sortes d'ignares de bonne foi qui détiennent les pouvoirs de modérateurs et se permettent de modifier, fixer et bannir à leur guise. Wikipédia se met de plus en plus à ressembler à un fanzine, ou tout au moins à un &lt;a href=&quot;http://brevbiz.hautetfort.com/archive/2006/02/08/les-caricatures-de-mahomet-par-wikipedia.html&quot;&gt;journal&lt;/a&gt;. La belle aventure scientifique que se doit d'être Wikipédia s'en trouve ternie, ce que je déplore avec plus de tristesse que de colère. On ne peut que se demander jusqu'où cela va mener.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;definition&quot;&gt;A lire à titre anecdotique, &lt;a href=&quot;http://champignac.hautetfort.com/archive/2005/10/17/les-articles-non-neutres-de-wikipedia.html&quot;&gt;une note&lt;/a&gt; qui déplore le sectarisme de certains des rédacteurs.&lt;/p&gt;
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<title>Des transsexuel(le)s médiatiques au Japon 日本テレビにおけるニューハーフのタレント</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (A.Z.)</author>
<category>2009 au fil de la plume 日記</category>
<category>Séjours au Japon&amp;#12288;&amp;#26085;&amp;#26412;</category>
<pubDate>Tue, 31 Mar 2009 04:44:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;En ce moment, c'est la mode des transsexuels à la télévision (vous savez : 5 minutes de programmes, 5 minutes de pub, et ce 24h/24, y compris dans les films). Il y en a deux, particulièrement médiatisées ces derniers temps, aujourd'hui de jolies jeunes femmes qui ne demanderaient qu'à vivre comme les autres, sauf qu'elles ont raconté leur parcourt à visage découvert dans des livres et qu'elles ont choisi la voix du divertissement télévisuel, l'une, &lt;a href=&quot;http://www.tsubaki-ayana.jp/&quot;&gt;TSUBAKI Ayana&lt;/a&gt;, en devenant mannequin (tout en poursuivant de théoriques études de français) et l'autre, &lt;a href=&quot;http://ameblo.jp/haruna-ai/&quot;&gt;HARUNA Ai&lt;/a&gt;, &lt;em&gt;tarento&lt;/em&gt; タレント. Un &lt;em&gt;tarento&lt;/em&gt; est un people polyvalent, tantôt mannequin de pub, tantôt invité quotidien de programmes de divertissement au sein d'un &quot;panel&quot; de célébrités, plus ou moins comique, plus ou moins acteur et surtout gibier idéal pour des blagues, parfois anodines, parfois humiliantes. Pas besoin d'avoir du &quot;talent&quot; pour être un &lt;em&gt;tarento&lt;/em&gt;. Les Japonais adorent humilier leurs bouc émissaires auxquels ils vont, un autre jour, prodiguer mille paroles de miel et autres cadeaux. Bref, la sympathique Ai, très appréciée du public, fait malheureusement constamment l'objet de blagues de la part de ses collègues animateurs qui ne lui manquent pas de lui rappeler, photos et &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=UuJ4vKmnOHM&quot;&gt;vidéos d'archives&lt;/a&gt;, ce qu'elle était. J'ai en mémoire une émission où on l'avait particulièrement humiliée et où elle pleurait à chaudes larmes filmée en gros plan. Ou une autre, où l'on avait invité son ancien petit ami, l'amour de sa vie, en lui faisant miroiter qu'il pourrait lui revenir, et ensuite, coup de théâtre après les pubs, ledit monsieur arrive sur le plateau, il lui dit qu'il l'apprécie beaucoup (elle manque s'étouffer d'émotion), puis il lui annonce qu'il est marié et père de famille. Et ses deux gamines arrivent sur le plateau télé ! Ai, qui vient de se prendre le ciel sur la tête, fait contre fortune bon coeur et, à la demande du présentateur, entame avec les filles quelques pas de la danse grotesque qu'on la pousse depuis quelques mois à exécuter. Et puis après quelques paroles sans intérêt du présentateur, c'est fini et on passe à autre chose (après la pub).&lt;br /&gt; Alors on peut s'interroger : pourquoi continuer ce métier dégradant ? Pour l'argent ? Oui, mais je ne pense pas qu'elles soient si bien payées que ça au Japon. Leur contrats avec leur boite de prod doit les obliger à assurer un certain nombre de plateaux télé par mois. De plus, les deux ont déjà des métiers en dehors de la télévision&amp;nbsp;(mannequin et auteure pour l'une, meneuse de revue, chanteuse &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=8FAdEk_HbuA&amp;amp;feature=PlayList&amp;amp;p=65FC9B038F309B76&amp;amp;playnext=1&amp;amp;playnext_from=PL&amp;amp;index=4&quot;&gt;en playback&lt;/a&gt;, auteure et restauratrice pour l'autre). J'opterais plutôt pour un besoin primal d'affection de la part du public, mais aussi de leurs immédiats compagnons de travail, les autres &lt;em&gt;tarento&lt;/em&gt;, entre qui existe une réelle solidarité (et des groupes, bien entendus). Comme il y a la grande famille du théâtre, il y a celle du show-biz, avec aussi&amp;nbsp;ses coups bas bien évidemment, mais aussi ses réelles amitiés, qui constituent un pain bénit pour la télé réalité, toujours à la recherche de rires, de pleurs et de colères. L'explication du masochisme pourrait aussi être avancée (besoin de se punir d'avoir fait quelque chose qui a déplu à ses parents et que la morale traditionnelle réprouve : les humiliations permettant, une fois subies, de se sentir mieux), mais je préfère ne pas partir plus loin dans cette direction.&lt;br /&gt; La question de savoir si je suis pour ou contre les opérations chirurgicales de changement de sexe ne représente pas d'autre intérêt que d'afficher mon opinion, ce que je me refuse à faire ici car c'est une question trop subtile pour être traitée rapidement dans cette note. Ce qu'il me parraît intéressant de noter aujourd'hui, c'est le traitement médiatique réservé à ce phénomène présenté comme nouveau, et très nouveau dans sa surmédiatisation, en effet, et très japonais, d'approbation bien-pensante assorti d'humiliation goguenardes.&lt;br /&gt; Le mot japonais pour &quot;transsexuel&quot; utilisé dans le langage courant n'est pas &lt;em&gt;seitôsakusha&lt;/em&gt; 性倒錯者, trop scientifique, mais &amp;nbsp;&lt;em&gt;nyûhâfu&lt;/em&gt; ニューハーフ (de l'anglais &lt;em&gt;new&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;half)&lt;/em&gt;. Pour ceux qui ne parleraient pas le japonais (ni l'anglais d'ailleurs), ce terme peut se traduire littéralement par &quot;nouvelle moitié&quot;. En réalité, un &lt;em&gt;hâfu&lt;/em&gt;, littéralement &quot;moitié&quot;, désigne aujourd'hui un métis, un &quot;moitié-moitié&quot;. Le problème est que ces deux moitiés, en langage japonais courant, n'en sont plus qu'une, ce qui peut laisser penser que dans l'inconscient japonais, un métis n'est qu'une demi-personne. Et aujourd'hui, un &quot;nouveau &lt;em&gt;hâfu&lt;/em&gt;&quot; ou &quot;nouveau métis&quot; est donc un transsexuel. L'analogie entre métissage (l'altérité absolue) et transsexualité (une opération qui ne concerne qu'une seule personne) ne peut d'après moi trouver son origine que dans des constats de type sociologique : nouveau phénomène, discriminations etc.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La télévision japonaise (sorte de télévision &quot;type&quot;), cherchant avant tout à susciter des réflexes conditionnés d'achats, commence par ramollir le cerveau de ceux qui la regardent, et recherche donc deux choses pour complaire à son public : le mignon (&lt;em&gt;kawaii&lt;/em&gt; かわいい [可愛い]) et le marrant et intéressant (&lt;em&gt;omoshiroi&lt;/em&gt; おもしろい[面白い]). Ce dernier terme désigne ce qui peut attirer la curiosité amusée, non profonde, non rationnalisée, immédiate, ce que le monde marchand recherche pour entrainer la pulsion : c'est mignon et c'est marrant, donc ça m'intéresse, donc je l'achète.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; Ces deux jeunes femmes sont malheureusement récupérées avec leur consentement dans la plus pure et cinique logique marchande contre laquelle très peu s'élèvent ici (au Japon). &amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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<title>Toda of the Dead (8)</title>
<link>http://all-zebest.hautetfort.com/archive/2008/05/08/toda-of-the-dead-8.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (A.Z.)</author>
<category>2008 Au fil de la plume 日記</category>
<category>Mes textes littéraires&amp;#12288;&amp;#20316;&amp;#21697;</category>
<category>Séjours au Japon&amp;#12288;&amp;#26085;&amp;#26412;</category>
<pubDate>Thu, 08 May 2008 03:11:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p class=&quot;MsoBodyTextIndent&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://all-zebest.hautetfort.com/archive/2005/12/11/toda-of-the-dead-7.html&quot;&gt;(Re)lire le chapitre précédent&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyTextIndent&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://all-zebest.hautetfort.com/archive/2005/06/04/toda_of_the_dead_1.html&quot;&gt;Lire le premier chapitre&lt;/a&gt;]&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyTextIndent&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Pablo entrouvrit la porte. Personne dans le couloir. Lui et Axel en profitèrent pour se ruer dans leurs chambres respectives afin, comme convenu, d'y préparer leurs affaires.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyTextIndent&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Son sac à dos rempli en hâte à en faire crisser les coutures, ayant revêtu un blouson, une casquette et des gants afin de laisser le moins d’affaires sur place, d’une part, et de laisser le moins de chair à découvert, d’autre part, Axel inspira, d’un long souffle tremblant, et ouvrit très précautionneusement la porte de sa chambre. Il savait qu’il y en avait derrière la porte, car il entendait déjà leur souffle, mais il était obligé de sortir, le balcon collectif commençant à résonner des cris des résidents en lutte contre leurs voisins infectés. A cet instant, un bras recouvert d’hématomes s’engouffra frénétiquement, la main hystérique, se refermant et s’ouvrant à la manière d’une pince à sucre d’autrefois maniée par un épileptique, accompagné d’un vagissement douloureux lancé par une haleine pestilentielle. Axel plus rapide que son premier opposant, et singulièrement inspiré, tant il est vrai que l’instinct de survie peut donner de violent à-propos, alors qu’il bloquait la porte de avec son pied et pesait dessus de tout son poids, saisit de la main droite le poignet de son assaillant et, d’un rapide et puissant coup de coude gauche lui cassa l’avant bras. L’infecté, dans un mugissement, retira son bras et se plia en deux de douleur. Derrière lui, un autre, le voisin du dessous (un brave gars en temps normal), l’attendait, les yeux rouges, du sang lui sortant déjà des oreilles. Axel, sans cesser d’avancer, sortit de sa poche le couteau de cuisine bon marché dont il se contentait depuis un an, et, sans plus hésiter, lui sectionna les deux carotides et faisant un pas de côté qui lui évita de se faire asperger d’un sang marron putride qui partit avec la pression d’une explosion et vint asperger l’autre personnage qui, surpris, se redressa, et resta interdit quelques secondes. Axel continua, ruisselant de sueur sous ses chauds vêtements, mais surtout de peur et comme un loup aux abois. «&amp;nbsp;Pablo, Théo, c’est le moment&amp;nbsp;!&amp;nbsp;». A cet instant, les deux portes s’ouvrirent presqu’en même temps, et ses voisins français apparurent, eux aussi chargés de quelques affaires.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyTextIndent&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;«&amp;nbsp;J’vois qu’tu nous as pas attendus pour t’amuser, dit Théo, qui semblait peu troublé par ce qui se passait.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 14.2pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Garamond','serif'&quot; xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;– Content que t’aies pu rentrer et prendre tes affaires. Maintenant, va falloir sortir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 14.2pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Garamond','serif'&quot; xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;– Ca va pas être facile, s’exclama Pablo&amp;nbsp;: regardez, y’en a plein qui rappliquent en face.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 14.2pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Garamond','serif'&quot; xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;– Alors vous savez ce qui nous reste à faire&amp;nbsp;? , fit Axel.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 14.2pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Garamond','serif'&quot; xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;– T’accorder les pleins pouvoirs&amp;nbsp;?, ajouta Pablo.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 14.2pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Garamond','serif'&quot; xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;– Tu fais comme tu veux, mais moi, j’ai pas l’intention de me laisser coiffer au poteau&amp;nbsp;», ajouta Axel qui, d’un coup de pied, enfonça une des fenêtres du couloir qui donnaient sur le Furupara, et qui partit avec une partie de son cadre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 14.2pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Garamond','serif'&quot; xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;«&amp;nbsp;J’te suis, ça l’fait&amp;nbsp;», dit Théo.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 14.2pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Garamond','serif'&quot; xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Axel sauta par la fenêtre et atterrit dans un grand fracas sur le dessus bombé d’une des cuves extérieures de la propriété. Sans tergiverser, Théo l’imita mais eut la chance, lui, d’être réceptionné par Axel. Malgré ses contusions, Axel ne traîna pas et descendit de la cuve par l’étroite échelle rouillée qui y tenait faiblement attachée. Il se félicita d’avoir pensé à mettre des gants, surtout lorsqu’il jeta un rapide coup d’œil aux mains de Théo, rougies par les anfractuosités blessantes de l’échelle. Au moment où Théo toucha terre retentit une série de coups de feu. C’était la police qui intervenait de l’autre côté du bâtiment. Tout espoir n’était donc pas perdu, à moins qu’il en fut tout au contraire&amp;nbsp;!, pensa Axel.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 14.2pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Garamond','serif'&quot; xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Pablo ne venait pas, il devait avoir décidé d’expérimenter une autre voie. Celle, directe, des escaliers. «&amp;nbsp;Si ça s’trouve, y s’est fait bouffer&amp;nbsp;», s’exclama Théo, goguenard.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 14.2pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Garamond','serif'&quot; xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Il fallait être un peu fou, ou témoigner d’une inconscience d’imbécile ou d’une clairvoyance de visionnaire pour fuir ainsi du côté du «&amp;nbsp;nid&amp;nbsp;» d’où tout était parti. Mais parfois, trop de tergiversation nuit, et tant qu’à faire, autant sortir le plus tôt possible de la résidence. «&amp;nbsp;Tu vas rire, fit Axel&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 14.2pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Garamond','serif'&quot; xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;– Non, me dis pas qu’y a pas d’issue vers l’extérieur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 14.2pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Garamond','serif'&quot; xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;– Ben si.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 14.2pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Garamond','serif'&quot; xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;– Ah&amp;nbsp;! Hahaha&amp;nbsp;! Trop bonne&amp;nbsp;!&amp;nbsp;», s’exclama ironiquement Théo.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 14.2pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Garamond','serif'&quot; xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;«&amp;nbsp;– Il va nous falloir passer par l’intérieur et tenter de rejoindre l’entrée.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 14.2pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Garamond','serif'&quot; xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;– Bon, j’crois qu’on est mort, là.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 14.2pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Garamond','serif'&quot; xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Axel, son couteau ruisselant en main, se dirigea vers la porte du bâtiment principal qui donnait sur ce qu’ils appelaient le jardin. «&amp;nbsp;Là, normalement, c’est fermé&amp;nbsp;», dit Axel. Effectivement, la porte en fer sale à la peinture écaillée ne bougea pas d’un centimètre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 14.2pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Garamond','serif'&quot; xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;«&amp;nbsp;On fait quoi, là&amp;nbsp;?, demanda Théo. On remonte sur la cuve et on téléphone à la police&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 14.2pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Garamond','serif'&quot; xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;– Si tu veux, mais elle est déjà là, la police, on l’entend, et je doute qu’elle s’en sorte si bien et encore moins qu’elle se pointe en hélicoptère pour nous porter secours&amp;nbsp;». Axel regarda autour de lui et fit quelques pas. Son silence fit ressortir les hurlements lointains des habitants de la résidence qui s’époumonaient de l’autre côté du bâtiment, sur le balcon qui devait à présent être plein de sang, et les coups de feu qui retentissaient dans la rue, non loin d’eux. Au bout d’une minute qui sembla à Théo avoir duré plus que cela, Axel s’éloigna vers un bâtiment qui devait servir de remise et devant lequel étaient posés pêle-mêle des morceaux de meubles et des matériaux de construction, moellons, planches et autres barres de fer qui n’avaient pas été ramassés. Axel ramassa un parpaing et, le tendant à Théo&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Tiens, toi qui es plus grand et sûrement plus fort que moi, balance ça dans la serrure. Ca ne peut pas lui faire du bien.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 14.2pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Garamond','serif'&quot; xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;– Ouaip&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» Théo se saisit de l’objet et le lança aussi fort qu’il put sur la poignée en aluminium qui vola à un mètre de hauteur et retomba en rebondissant sur le sol. Il ne fut pas difficile ensuite d’ouvrir la porte, dans un grincement prévisible. Axel était glacé, ce que la sueur ne faisait qu’amplifier. De plus, le bâtiment était fortement climatisé, c’est presque un lieu commun que de le dire, s’agissant du Japon, le pays le plus climatisé du monde, où l’on se permet le luxe d’avoir froid toute l’année à grand coup de factures d’électricité, les raffinements de la technologie réfrigérante relayant les frimas d’un hiver ne rencontrant guère de chauffage digne de ce nom pour lui résister.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 14.2pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Garamond','serif'&quot; xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Une faible veilleuse rouge faisait la distinction entre la lumière du jour extérieur et la pénombre intérieure. Les deux jeunes pénétrèrent dans le Furupara. Ce qu’ils allaient y découvrir était au delà de leurs craintes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Rencontre aux confins du monde connu ニュエル先輩に東京で会った</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (A.Z.)</author>
<category>2008 Au fil de la plume 日記</category>
<category>Littérature&amp;#12288;&amp;#25991;&amp;#23398;</category>
<category>Séjours au Japon&amp;#12288;&amp;#26085;&amp;#26412;</category>
<pubDate>Wed, 30 Apr 2008 12:30:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&amp;nbsp; Moi aussi je me devais d'évoquer ma joyeuse entrevue avec le Maître de &lt;a href=&quot;http://nuel.hautetfort.com/&quot;&gt;L'Annexe&lt;/a&gt;, venu spécialement à Tôkyô pour me voir (enfin presque). Ensemble, nous avons dégusté un&amp;nbsp; &lt;i&gt;chat-bout chat-bout&lt;/i&gt; des familles (à la viande de boeuf, je tiens à le préciser) dans un restaurant qui a ma prédilection. A la vue de mon petit visage bradpittien de presqu'habitué (ça fait tout de même quatre ans déjà que mon pied foula le sol de cet appréciable établissement), le patron nous offrit charmantement riz, &lt;i&gt;kimch'i&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;o-konomi-yaki&lt;/i&gt; (sorte de grosse galette bourrative). Régalation papillale et appréciage japonal étaient au programme, les délices de l'amitié se mêlant à celles du palais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp; Je regrette de ne pas mettre de photos, mais&amp;nbsp; ce blog, voyez-vous, se trouve déjà rempli de mes petits riens, alors qu'en serait-il si j'y mettais mes petits quelque-chose(s) ? Enfin, pour des images de la capitale de la gastronomie (Tôkyô), voyez &lt;a href=&quot;http://nuel.hautetfort.com/album/tokyo-kyoto/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;L'Annexe&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; 
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<title>Et il traduit, aussi ! Que n'aura-t-on vu ! 僕の川端康成の翻訳は出版されます</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (A.Z.)</author>
<category>2008 Au fil de la plume 日記</category>
<category>Littérature&amp;#12288;&amp;#25991;&amp;#23398;</category>
<category>Séjours au Japon&amp;#12288;&amp;#26085;&amp;#26412;</category>
<pubDate>Wed, 26 Mar 2008 03:56:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;Ma traduction de la nouvelle de KAWABATA Yasunari 川端康成, &quot;Les cheveux étaient longs&quot; (「髪は長く」), vient d'être publiée dans la revue universitaire &lt;i&gt;Iris&lt;/i&gt;, revue de l'imaginaire, ainsi qu'un article de mon cru sur le mélancolique imaginaire féminin du &lt;i&gt;Sarashina nikki&lt;/i&gt; (vous verrez, le titre a été modifié par l'éditeur) et une traduction d'un article du maître de nô de l'Ecole de Nara (la plus rigoureuse) sur les femmes dans le nô. [...]. Tout cela a été fait il y a six ans. [...] Mon article n'est pas transcendant, mais j'ai travaillé sur les textes originaux en japonais classique (c'est toujours ça) et la traduction de la nouvelle se laisse lire sans déplaisir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les preuves :&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://w3.u-grenoble3.fr/ellug/index.html/index.php?id=11&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;http://w3.u-grenoble3.fr/ellug/index.html/index.php?id=11&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://w3.u-grenoble3.fr/ellug/index.html/fileadmin/template/ellug/Telechargements/REVUES/IRIS30.pdf&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;http://w3.u-grenoble3.fr/ellug/index.html/fileadmin/template/ellug/Telechargements/REVUES/IRIS30.pdf&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bien que je ne touche pas un centime sur les ventes, allez tous l'acheter ! (publicité éhontée) Soutenons les revues de recherche !&lt;/p&gt; 
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<title>Oui, où en étais-je ?...</title>
<link>http://all-zebest.hautetfort.com/archive/2008/03/26/oui-ou-en-etais-je.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (A.Z.)</author>
<category>2008 Au fil de la plume 日記</category>
<category>Séjours au Japon&amp;#12288;&amp;#26085;&amp;#26412;</category>
<pubDate>Wed, 26 Mar 2008 03:39:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;Oui, je vous disais, j'ai déménagé. A part une voisine du dessous qui se plaint d'avoir un tremblement de terre (moi) au dessus de la tête toutes les nuits, pas de problèmes à signaler. Non seulement cela, mais ma situation géographique me permet d'aller au travail en 20 min au plus, contre 1h 20 précédemment. Bref, je pourrai accéder à internet plus souvent et abreuver le lecteur intéressé de mes petites histoires et de mes petits commentaires (qui en valent bien d'autres, et que je me permettrai de faire - quelle témérité, ouh !), et ce d'autant plus qu'à partir de la mi-avril, je devrais avoir fini ma grande mission qui m'aura pris 4 ans ! Une vie nouvelle commencera, plus humaine et productive aux échelles aussi bien personnelle que professionnelle.&lt;br /&gt; En projet (attentin promesses d'ivrogne !) : une note sur &lt;i&gt;You are Empty&lt;/i&gt;, une sur les facs au Japon (non, trop risqué !), la suite de &quot;Toda of the Dead&quot; (ouh là...) et d'&quot;Emprise progressive&quot; (du lourd, je vous dis).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;i&gt;Ceux qui trouveront des fautes de frappes sont invités à me les signaler. On ne sait jamais. Une faute est faite pour être corrigée.&lt;/i&gt;]&lt;/p&gt; 
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<title>Avant de repartir 一時帰国しました</title>
<link>http://all-zebest.hautetfort.com/archive/2007/09/15/avant-de-repartir-一時帰国しました.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (A.Z.)</author>
<category>2007 Au fil de la plume 日記</category>
<category>Lyon リョン</category>
<category>Séjours au Japon&amp;#12288;&amp;#26085;&amp;#26412;</category>
<pubDate>Sat, 15 Sep 2007 22:40:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;Passage en coup de vent au pays natal et activité frénétique digne de Wall Street. Dans quelques jours, retour à l'expatriation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Splendeur de la lumière d'or toute espagnole, phénomène unique où Lyon porte si fièrement son nom homonyme de l'animal, aux feux de fin d'après-midi tiède et comme baignée de solaire jouissance. L'air, sec. Harmonie des édifices, de l'habitat, vigueur de la construction, maîtrise de la verdure, cohérence, je redécouvre, je retrouve cette cité reromanisée, démoyenagisée. Ses ombres, son clair obscur, en déclin, me plaisaient pourtant tout autant. Pas encore le temps d'errance à Gerland, le pélerinage de Saint-Rambert, le recueillement au Sanctuaire... Les retrouvailles, les coups de fils sans suite, j'ai trop peu ou trop fait, et pourtant...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai tout retrouvé où je l'avais laissé, et le Japon n'était alors plus qu'un rêve.&amp;nbsp; Mais le Japon, c'étaient trois ans et demi de&amp;nbsp; vie, dont une année d'or.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je repars comme j'étais venu, aussi content (toujours content), toujours soucieux. Combatif mais pas agressif, constructif, bien décidé à mener le soldat du savoir au bout de cette aventure humaine qui m'a déjà entrainé plus loin que je l'eus jamais cru possible. (...) Tout fructifie, tout fait sens, tout concorde et... (mais enfin, Zebest, où t'arrêteras-tu ?) tout me donne raison.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Malgré la fatigue, les épreuves,&amp;nbsp; les ennemis, je suis toujours là (ce qui ne m'a pas tué m'a rendu plus fort que jamais). A bientôt chers lecteurs, petites voix dans le lointain, personnalités sans visages, signes discrets sur cet écran que je quitte. Je vous écrirai d'un autre ailleurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et retour à l'Oeuvre.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>Les vacances, mes amis 夏休みです</title>
<link>http://all-zebest.hautetfort.com/archive/2007/08/03/les-vacances-mes-amis-夏休みです.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (A.Z.)</author>
<category>2007 Au fil de la plume 日記</category>
<category>Séjours au Japon&amp;#12288;&amp;#26085;&amp;#26412;</category>
<pubDate>Fri, 03 Aug 2007 03:34:45 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;Peu de nouvelles de moi, mes lecteurs s'impatientent, mes fans m'envoient des messages éplorés. Rassurez-vous, mes amis, Zebest va bien, il profite de ses vacances pour travailler à son grand projet enfermé chez lui dans une chaleur moite comme une étuve.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je lis aussi pas mal, pour le plaisir aussi, j'entends. Derniers en date, les deux romans de Raymond RADIGUET, le recueil de poèmes &lt;i&gt;Les chasseurs&lt;/i&gt; d'André HARDELLET, &lt;i&gt;Derborance&lt;/i&gt; de Charles Ferdinand RAMUS, &lt;i&gt;Monsieur Ouine&lt;/i&gt; de BERNANOS. Malheureusement, je n'ai pas le temps d'en parler ici aujourd'hui.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mes projets de lecture : &lt;i&gt;Un crime&lt;/i&gt;, de BERNANOS, &lt;i&gt;Les contes du lundi&lt;/i&gt; de DAUDET, &lt;i&gt;La fortune des Rougons&lt;/i&gt; de ZOLA, &lt;i&gt;Le cousin Pons&lt;/i&gt; de BALZAC... J'ai en effet l'intention de rattraper quelques unes de mes lacunes en littérature française.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A très bientôt, je ne sais quand. Bonnes vacances à vous, si vous en avez, sinon travaillez bien !&lt;/p&gt;
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<title>Tu as soif ? Prends un lait froid ! 比較文化論</title>
<link>http://all-zebest.hautetfort.com/archive/2007/06/19/tu-as-soi-soif-prends-un-lait-froid-比較文化論.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (A.Z.)</author>
<category>2007 Au fil de la plume 日記</category>
<category>Séjours au Japon&amp;#12288;&amp;#26085;&amp;#26412;</category>
<pubDate>Tue, 19 Jun 2007 02:10:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;En ce moment, je travaille sur une manuel de français assez &quot;français&quot;. Je m'explique : écrit et conçu par des français et relu par un Japonais pour que les énoncés des exercices soient compréhensibles par les Japonais, il est très français dans sa conception. Voici quelques exemples qui m'ont frappé.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les dessins tout d'abord. A part les horribles gribouillons d'OGATA Issey, un designer que je ne connaissais pas, les dessins sont réalisés par des Français. Or force m'est de constater qu'à chaque cours, ces dessins qui sont là pour aider à la compréhension posent plus de problèmes que le texte ou les mots qu'ils sont censés expliquer. Ainsi le dessin d'une adolescent avec sa planche à roulette, censé représenter l'adjectif &quot;jeune&quot; a-t-il été interprété comme représentant l'adjectif &quot;extravagant. Un dessin montrant un boxeur avec ses gants de boxe, censé représenter des &quot;gants&quot; n'a-t-il pas fait sens du tout : il faut savoir qu'en japonais, il existe deux mots pour dire &quot;gants&quot;, les Japonais considérant que ces deux mots représentent des objets qui n'ont rien à voir : &lt;i&gt;tebukuro&lt;/i&gt; 手袋, des gants souples en cuir ou en laine pour se protéger du froid, et &lt;i&gt;gurôbu&lt;/i&gt; グローブ, des gants de boxe ou de protection. Ainsi la représentation d'un personnage portant des &lt;i&gt;gurôbu&lt;/i&gt; ne saurait amener à dire &quot;gants&quot; pour parler de ses &lt;i&gt;tebukuro&lt;/i&gt;, d'où le blocage et l'incompréhension.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Autre exemple, le lien culturel entre des concepts et des couleurs : il fallait associer des couleurs à des choses et dire &quot;... comme ...&quot;. Eh bien l'extreterrestre était associé à la couleur violette, et la colère à la couleur grise. Il fallait donc expliquer, et parler des &quot;petits hommes verts&quot; et des &quot;petits gris&quot;, de la colère qui était associé au rouge à cause du visage de la personne furieuse, pris d'un coup de sang.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La différence entre &quot;extra-terrestre&quot; et &quot;alien&quot; posa également problème, un &quot;&lt;i&gt;eirian&lt;/i&gt;&quot; エイリアン représentant en japonais tout extra-terrestre, alors qu'en français, suite au film éponyme, il ne saurait représenter qu'un extraterrestre belliqueux. J'ai ensuite expliqué à mes élèves que leur pays appelait le titre de séjour des étranger d'une double appellation japonaise et anglaise, la seconde s'intitulant &quot;&lt;i&gt;Alien Registration Card&lt;/i&gt;&quot; et non &quot;&lt;i&gt;Foreigner registration Card&lt;/i&gt;&quot;. Venant du gouvernement, un tel choix n'est pas anodin. Rappelons que le mot français alien, vient de l'anglais &lt;i&gt;alien&lt;/i&gt; qui lui-même vient du latin alienus, qui signifie &quot;étranger&quot;, tout simplement. Il avait également ce sens en anglais jusqu'à une période récente, mais l'emploi du mot &lt;i&gt;foreigner&lt;/i&gt; a fait glisser le sens d'&lt;i&gt;alien&lt;/i&gt; vers celui d'extra-terrestre, plus précisément d'extra-terrestre belliqueux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'énoncé des exercice, bilingue français-japonais, fait par ailleurs rarement sens pour mes élèves. Ils ont beau lire l'énoncé japonais, rédigé en japonais correct (j'ai fait confirmé par un collègue japonais), cet énoncé ne fait pas sens. Je dois passer autant de temps à leur expliquer en quoi consiste l'exercice, et quel est son but, qu'à faire l'exercice lui-même.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un des innombrables problèmes de mes &quot;apprenants&quot; japonais est la compréhension des registres de langue. En japonais il existe des registres de respect et d'élégance, mais c'est le respect qui prédomine, alors qu'en france, c'est plutôt l'inverse, un registre soutenu n'ayant rien à voir avec du respect et pouvant au contraire afficher un froid mépris condescendant. D'où cette noncompréhension absolue de mes étudiants, et une tendance presque systématique à choisir toujours la façon la plus familière, voire vulgaire, dès lors qu'on leur en présente plusieurs. La seule solution pour les faire parler poliment est de ne pas leur présenter de formes vulgaires. Problème : elles figurent dans le manuel, et au Japon, le manuel, quoi qu'il dise, est pris comme parole d'évangile par les élèves. Tout le monde voit où porte mon regard, j'imagine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin, les phrases choisies dans le manuel reflètent notre façon de penser française. Ainsi par exemple ce qui a trait à la consommation de boisson se situe dans un contexte socio-culturel bien français. Ainsi en France, un &quot;non merci&quot; veut dire &quot;non&quot;, alors qu'au Japon il veut dire &quot;oui, redemande-le moi encore deux fois, parce que je ne veux pas te déranger&quot;. De même, l'attitude face aux éléments et au climat. En France, une intempérie entrainant un désagrément pousse le Français à chercher des solutions et à les appliquer le plus vite possible. Ainsi ce genre d'échanges : &quot;J'ai chaud. - Tu as chaud ? Prends un lait froid&quot;. Dans une méthode de japonais pour étrangers, rédigée par des Japonais, on aurait eu un échange de ce genre : &quot;Quelle chaleur ! - Oh oui, quelle chaleur ! - C'est pénible, n'est-ce pas ? - Oh oui ! Vraiment, quelle chaleur ! (Arrive Mike, le &lt;i&gt;gaijin&lt;/i&gt; local) : &quot;Vous voulez une boisson ? Les Japonais : - Non merci, excusez-moi.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;Je reviendrai dans une autre note sur les rapports entre le climat et l'architecture.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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