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  • L'Asie à portée de main ? あるいいベトナム物品屋さん

    Il n'y a pas si longtemps, les produits estampillés "asiatiques", ou évoquant de près ou de loin l'Asie, venaient apporter à la mode (vêtements, accessoires pour la maison), la touche d'exotisme recherchée régulièrement. Des entreprises, beaucoup étant de bonne volonté, d'autres sans scrupules, se mettaient à proposer des produits de basse qualité, ou de qualité correcte, mais trop chers, et/ou n'ayant plus grand chose à voir avec l'Asie. Ainsi a-t-on vu fleurir les mots écrits en sinogrammes qui, dans le meilleur des cas, voulaient dire des banalités (dragon, grand, âme du Japon... ), parfois étaient un assemblage "au hasard" d'idéogrammes, pire, de caractères "à l'envers" (jusqu'à la sérieuse collection de livres Folio qui, voulant bien faire en inscrivant le titre original d'Au bord de l'eau (Shui hu zhuan 水浒传) au dos du coffret qui en réunissait les deux volumes, le fit... à l'envers). Mais le pire, ce sont les caractères chinois "inventés de toute pièce", à la manière de ceux que l'on trouve dans Tintin...
    Bref, on a pris les gens pour des pigeons (et, cyniquement, peut-être a-t-on bien fait) et on n'a guère respecté la culture asiatique.
    L'équivalent existe bien sûr au Japon, par exemple, pour ce qui est de la culture française, où la fête nationale du 14 juillet est appelée Pari-sai パリ祭 (la Fête de Paris), à cause de la mauvaise traduction du titre d'un film de René CLAIR (14 juillet) - c'est l'occasion ce jour là de vendre des viennoiseries (appelées d'ailleurs Dénisshu デニッシュ "des Danois") moins cher (!). Vous comprenez, au Japon, lorsque l'on traduit, il faut surtout que les gens comprennent, et cela n'a pas de prix : pour cela, tout est permis : faire sauter à la traduction tous les mots ou groupes de mots qui posent problème, en changer le sens, inventer etc.

    A l'inverse de ces pratiques peu scrupuleuese ni respectueuses des cultures, il existe des entreprises qui arrivent à concilier commerce et sérieux dans le choix des produits, contrôle des conditions de fabrication etc. J'en ai trouvé une. Ca n'est pas dans mes habitudes de faire de la promotion à une société commerciale, mais là, je dois avouer qu'il s'agit d'un site intègre qui propose de vrais produits asiatiques, viet-namiens en l'occurence (et non une pâle imitation "made in China" par des petites mains sous-payées). Non, là, ils se rendent sur place et sélectionnent leurs fournisseurs parmi des artisans travaillant selon des méthodes traditionnelles. C'est presque du commerce équitable. Leurs produits en soie, notamment, sont de toute beauté et pas chers.medium_produits_asiabooutik.jpg
    Tant qu'à acheter "asiatique", autant que ce soit des belles choses, et si c'est à un prix raisonnable, alors tant mieux !
    Allez y faire un tour ; moi, ça me plaît.
    http://www.asiaboutik.com/

  • Entre la lettre et l’esprit : l’improvisation chez Mozart, par MC Croche 8 「モツァートのインプロヴぃゼーション」MCクロシュ8

    [Aujourd'hui encore, j'ai le plaisir et l'honneur d'ouvrir mes colonnes à mon ami MC Croche 8, mais cette fois, exceptionnellement, c'est pour publier une note sérieuse sur la musique, MOZART en particulier, et c'est plutôt le bon moment, même si la rédaction de ce texte est bien antérieure. Bonne lecture.]

    Les œuvres de Mozart ne sont sans doute pas de celles où la capacité d’un instrumentiste à improviser semble le plus nécessaire. En général nous leur appliquons tout au contraire les critères d’interprétation propres à une époque plus tardive qui institue entre le compositeur et l’exécutant une barrière étanche : le compositeur compose, l’exécutant exécute, et ce dans le respect le plus absolu des moindres indications de la partition.

    Si une telle attitude paraît fondée dans le cas d’une œuvre de Stravinsky, de Ravel, ou de Schönberg, où il ne viendrait à l’idée d’aucun interprète sain d’esprit de rajouter, ça et là, sa touche personnelle, il semble beaucoup moins pertinent de faire systématiquement de même avec Mozart qui vécut en un temps où les savoirs étaient moins cloisonnés.

    Prenons l’exemple de ses concertos pour piano : on sait que Mozart, qui les écrivait le plus souvent pour lui-même, n’hésitait pas, en certains passages, à s’écarter considérablement de son texte au moment du concert, réintroduisant ainsi un peu de la spontanéité propre à l’improvisation au sein d’une musique cependant très « écrite ». Sans doute usait-il là de toute sa liberté de compositeur-interprète mais aussi, en une époque ou tout interprète était également plus ou moins compositeur, ne faisait-il que se conformer à un usage tacite qui voulait que l’on exécutât pas toujours « littéralement » le texte si certaines circonstances se trouvaient réunies. Ce pouvait être (tout particulièrement dans les mouvements lents) quand un thème était repris de façon strictement identique (ce qui imposait « tacitement » la nécessité de l’orner la seconde fois) ou bien encore quand la partie soliste se trouvait paradoxalement réduite à un simple « schéma », d’une simplicité peu en accord avec la virtuosité requise partout ailleurs.

    Par chance, il est arrivé que Mozart dévoile ses intentions en la matière en répondant à des commandes. Peut-être ne faisait-il pas totalement confiance aux capacités créatrices des virtuoses qui le sollicitèrent, car il s’efforça de noter avec la plus grande précision tous les passages qui eussent pu réclamer quelque improvisation (le concerto en mi bémol, K271, généralement surnommé « Jeune homme », illustre avec brio ce cas de figure). Il va de soi que tout interprète désireux de réaliser pleinement les intentions de Mozart devrait s’imprégner de tels exemples afin d’en restituer le sens dans d’autres partitions moins explicites. De la sorte (et c’est un plaisant paradoxe), en trahissant apparemment la « lettre », il n’en respecterait que plus l’esprit.

    Cette réflexion (...) pourrait être étendue à la musique instrumentale ou vocale de Mozart (...).

  • Zebest n'est pas mort (2)

    Y aurait-il du relachement ici bas (j'entends ici tout court) ?
    Pour preuve du contraire, j'annonce solennellement les promesses d'ivrogne suivantes :
    1/ la suite de "Toda of the Dead"
    3/ la suite d'"Emprise progressive" (la nouvelle la moins lue de tout Haut et fort !!!)
    4/ un texte de mon ami MC Croche 8
    5/ la traduction par mes soins d'un texte ancien inédit.

    Préparez vos yeux !