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Game over, par MC Croche 8

L'ami MC Croche 8 m'a encore envoyé un texte amusant et comme d'habitude farfelu, mais je crains que les trois noms cachés ne parlent qu'aux japonisants et spécialistes d'ethnographie folkloriste, qui plus est...

 

GAME OVER

Ce n’est pas sans inquiétude que la jeune Clotilde Leffa entra dans la cantine des studios de France 25 (seule chaîne publique rescapée d’une ultime réforme de l’audiovisuel). Il s’agissait de présenter Léa Zitouni, chargée de production toute puissante, la liste des trois indices soumis quotidiennement aux spectateurs afin de les aider à percer le mystère de la grosse énigme, énigme qui constituait le clou de l’émission vedette : « La culture est un jeu ».   A vrai dire, si la culture n’était pas oubliée (via quelques interventions des pop-stars du moment), c’était plutôt le jeu (fortement mécéné par Vincent Bolloré) qui faisait le succès du programme. Suite à diverses études de marché, il avait été convenu que chaque liste d’indices devait obligatoirement comporter :

1) le nom d’un animateur du paf ;

2) le nom d’une chose en rapport avec la peinture (pour affirmer la touche culturelle) ;

3) le nom d’un animal (à plumes, exclusivement)

Inutile de dire combien il était parfois difficile pour les jeunes assistants de satisfaire à ces exigences mystérieuses, sur lesquelles Léa Zitouni veillait avec un soin jaloux autant que colérique.

Comme elle était gourmande, on savait bien que le meilleur moyen de ne pas encourir ses foudres redoutables était de la surprendre à l’heure du déjeuner, surtout depuis qu’officiait en cuisine le jeune Otto Grabich, berlinois converti à la gastronomie française, qui lui confectionnait moult petits plats délicieux autant que scrupuleusement à sa convenance.

Clotilde tendit en tremblant la liste journalière juste avant que Léa attaquât sa seconde assiette.

« Et bien Coco, voyons un peu : Y’a Nagui, tache, hibou… ça va ! » conclut-elle en piquant sa fourchette dans un cube de viande en sauce. Puis, coulant un regard bienveillant vers Grabich qui n’attendait que cela, elle ajouta puérilement,  pour mieux souligner son bonheur gustatif :  « miam, Otto ! »

 

 

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