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Lyon リョン - Page 3

  • Des sushi et du non choix 今日試した回転寿司のこと

    Aujourd'hui, j'ai expérimenté - je vous disais (?) que j'aime vivre dangereusement - un nouveau restaurant japonais de sushi sur tapis roulant : le Sushido, rue Cuvier. A ma surprise, la serveuse est une vague connaissance à moi. Passons.
    La déco est élégante, sobre comme on s'y attend pour ce genre de restaurant, c'est propre, c'était bon (quoique peu varié - mais sans doute est-ce la contrepartie pour avoir de la première fraîcheur à Lyon, ville fort éloignée des côtes) et très frais, mais...

    1/ Il est impossible aux gens qui arrivent ensemble de commander des choses différentes - là, nous avons halluciné ! Un couple, voisins de table, pour contourner cet interdit de la plus haute intelligence, ont tenté de faire croire qu'ils ne se connaissaient pas et ont dû marchander avec la serveuse qui ne les croyait pas. C'est dingue ! Tout ça pour "distinguer le prix des assiettes" - l'établissement devrait penser à acheter des assiettes de couleur différente (système... japonais). Je ne croie pas être le seul client à qui cela déplaise...
    Bref, j'ai dû renoncer à mon choix dissident et faire comme tout le monde. Je pris donc un bentô 弁当.
    2/ le thé est facturé à part (à la tasse) - alors qu'au Japon, il est à volonté, inclus dans le prix ;
    3/ la salade était un peu trop grosse dans le bentô, et à part quatre tranchettes de gingembre, AUCUN légume mariné (o-tsukémono お漬け物) !!! (alors que c'est un élément fondamental de ce genre de plat).
    4/ les toilettes (certes très propres) sont minuscules (à l'échelle d'un enfant japonais) - quelqu'un qui a de grandes jambes ne pourrait pas fermer la porte...

    Ainsi, voici le verdict du "connoisseur" (comme disent les Américains) :
    Service : 7/10 (je suis gentil)
    Déco : 8.5/10
    Fraicheur des ingrédients : 9.5/10
    Qualité du plat : 8/10
    Variété des plats : 4/10
    Aspect pratique (carte, toilettes, système de paiement) : 4/10
    Rapport qualité-prix : 7/10
    Note globale : 6.5/10

    Bref, allez-y, c'est bon (vraiment), mais mettez-vous d'accord sur ce que vous prendrez avant d'entrer, et prenez vos précautions avant d'y aller, surtout si vous faîtes plus d'un mètre quarante.

  • La fête des lumières リョンで12月8日:「光のまつり」

    Depuis la seconde moitié du XIXe siècle, les Lyonnais fêtent la Vierge qui sauva la ville de la peste. Dans mon enfance, cette fête n'a cessé de devenir de moins en moins importante, jusqu'à récemment, où elle a été récupérée par le tourisme, étant d'année en année fortement médiatisée. Ma foi, pourquoi pas, mais attention, car il y a foule, et la foule peut être dangereuse, comme cette année où votre serviteur faillit périr écrasé sur un pont, comme un pélerin de La Mèque.

    Les illuminations sont confiées chaque année à des société différentes, semble-t-il. Cette année, on s'accorde à dire que c'est mieux que les cinq dernières années. Je viens d'en faire la (rapide) expérience, ne tenant pas à m'éterniser vu que dès 18h15, la foule s'est mis à affluer. J'ai tout de même pu prendre quelques photos (qui ne dépareraient pas dans un prospectus de l'Office du Tourisme. Au lecteur d'en juger...
    Cette année, j'ai trouvé les TCL (Transports en Commun Lyonnais) particulièrement bien organisés, avec du personnel supplémentaire et des files pour faire la queue etc.

    La télévision nous présente les projets et installations, curieusement astucieuses et sympathiques, de jeunes plasticiens à qui on a laissé une certaine marge de manoeuvre dans les petites rues de la ville. Force est de reconnaître que c'est assez réjouissant.

    Petite déception tout de même : l'aspect musical (représenté par des daubes, eh oui).
    Enfin, un doute : devant l'aspect commercial (mais encore une fois, pourquoi pas), mais surtout face à un certain goût pour la désacralisation de cette fête, qui tourne même au sacrilège, lorsqu'on projette les flammes de l'enfer sur la facade de la cathédrale. Et là, ça me dérange. Imaginez le tollé s'il s'agissait d'une mosquée ou une synagogue. Et ces religieux auraient raison, à mon humble avis, de ne pas apprécier.

    Il y a deux ans, la fête des lumières était prétentieuse. Ses organisateurs l'ont (heureusement) rendu plus populaire. Espérons que cet aspect "haine du christianisme" n'aille pas plus loin. Mais de toute façon, depuis 1968, la France va très loin dans la haine de ses origines... Et le christianisme a bon dos, une fois de plus.

  • Un joli matin 静かな朝

    Belle et calme journée aujourd'hui. Décidément, Lyon est (encore) une ville bien agréable à vivre. Journée idéale pour continuer de préparer ses cours...

  • Je vaincrai GENETTE !

    Contre le bon sens et mon gré, mon chef vient de m'imposer une présentation publique de Palimpsestes de Gérard GENETTE (qui n'a RIEN à voir avec mes recherches). J'ai une semaine pour le lire et en faire un compte-rendu universitaire devant un collège de chercheurs. J'ai tout de suite commencé la lecture, mais je n'aurai jamais fini à temps. A votre avis, que faire ? Tous les conseils seront les bienvenus.

     

    2005.10.31

    Qui l'eût cru : j'en suis déjà à la page 320, et je ne suis toujours pas mort dans d'atroces souffrances (!). Bien, ceci étant, ce livre fait à mon goût 200 pages de trop, mais dans son genre, il touche presque à l'exhaustivité. Ca se laisser lire, la grammaire est compréhensible. C'est jargonnant, mais l'humour discret de l'auteur aide à faire passer le supositoire.

  • Tupiniers

    Chaque année désormais (sauf erreur de ma part), a lieu à Lyon, dans le quartier Renaissance, au pied de la cathédrale Saint Jean, le marché des potiers. On appelle cela les Tupiniers. J'ai pris deux demi-journées pour le visiter, et j'y ai fait des trouvailles intéressantes, même si je n'ai rien acheté. Pourtant, l'artisan qui m'a le plus intéressé ne faisait pas partie de cette manifestation. Je connaissais déjà sa boutique, mais sans y être jamais entré. En vitrine, on y trouvait une ou deux calligraphie japonaise et une coréenne. Sis en plein coeur du Vieux Lyon, dans la rue la plus fréquentée par les touristes, c'est un local à l'ancienne, aux pierres apparentes. En entrant, on entend craquer sous ses souliers : ce sont les graviers qui recouvrent le sol. Le propriétaire est un personnage idéaliste, qui parle beaucoup et n'écoute guère, vous coupant d'un "C'est sûr ! ", "C'est pas la question !" ou encore "J'comprends bien, mais"... Il a à coeur de restituer l'âme du moment dans ses poteries, et considère ce type d'oeuvres comme un medium pour rapprocher les gens. Loin de souhaiter voir ses bols, ses jarres et ses assiettes dans des vitrines chez de riches particuliers ou dans des musées, il apprécie de les voir servir à un usage quotidien : boire du thé, par exemple, ce qu'il m'a proposé, avant de m'offrir sans façon de délicieuses prunes.
    C'est aussi quelqu'un qui, bein que ne parlant pas de langue étrangère, apprécie de travailler avec des étrangers, notamment japonais et coréens, et ne s'étonne plus de retrouver des connaissances à lui dans un pays tiers où le hasar d'une collaboration artistique l'appelle. "La distance n'est jamais géographique, elle est dans la volonté de s'éloigner ou dans l'oubli", me dit-il en substance.
     Alors que je ne lui avais pas dit grand chose, il m'offrit une de ses oeuvres alors que je n'avais rien acheté. Ce n'est que partie remise.


    [La suite bientôt avec une ou deux photos.]